Divisés plus que jamais

Edito du magazine 1max2pêche #44 sorti le 1 août 2021

https://1max2peche.fr/magazine/44/#page/3

Souvenez-vous, il y a quelques mois les animalistes gagnaient une bataille contre la pêche de loisir avec l’interdiction de la pêche au vif à Paris. S’en est suivie une levée de bouclier de toute la pêche associative, une réaction (tardive) de la FNPF, une pétition, un groupe Facebook « L’Union des pêcheurs de France » et une manifestation à Paris. C’était beau une telle unité… mais aujourd’hui le constat est bien plus amer, le monde de la pêche en France est plus divisé que jamais !

Plus divisé que jamais entre les pêcheurs et la FNPF, où la fracture est évidente et où de nombreux pêcheurs souhaitent un renouvellement du bureau qui fait la sourde oreille. Pire, qui s’englue dans les « affaires » avec par exemple le président Roustan qui appelle les présidents de fédérations départementales à ne pas se présenter aux élections régionales pour ne pas mélanger pêche et politique… alors qu’il le fait !

Mais aussi divisé au sein des pêcheurs de loisirs eux-mêmes, qui ne se sentent pas tous visés par cette interdiction. Un pêcheur de truites ou de carpes n’a que faire d’une interdiction de la pêche au vif… certains ont même pensé que ça diminuerait peut-être le nombre de pêcheurs de carnassiers au bord de l’eau ce qui n’est peut-être pas une si mauvaise chose.

Tout, partout et à tous moments nous avons vécu cette division frontalement via 1max2peche. Tout d’abord dès le début des évènements où j’ai sollicité par email mes confrères de Media Carpe et La Pêche et les Poissons pour rencontrer le président Roustan et lui poser des questions ensemble, pour montrer une unité. Pas de réponse, et une initiative en cavalier seul de notre confrère, classe…

Le groupe Facebook Union des Pêcheurs de France qui a fait beaucoup de bruit à sa création, mais qui n’a jamais voulu répondre à nos questions ni même expliquer qui sont les personnes à l’origine de cette page et quel en est l’objectif. Après l’entretien avec PAZ, il aurait été une bonne idée de préparer une contre-argumentation et exposer des chiffres, études, etc. C’est encore une fois le silence en guise de réponse.

L’association Union des Pêcheurs à Paris a été également sollicitée, puisque nous voulions promouvoir cette manifestation, mais avant de le faire, nous souhaitions en savoir un peu plus sur son organisation. Cette fois nous avons eu une réponse : « je vois à vous faire un retour dans les prochains jours ». Rien depuis, et les amis du Silurus Glanis venus grossir les rangs se sont faits dégager de la manifestation puisque leurs revendications ne concernaient pas le motif principal de cette manifestation qu’est « J’aime la pêche ».

Sans compter le nombre de messages privés arrivés de « personnalités » de la pêche nous conseillant vivement de ne pas faire un entretien avec PAZ car nous serions alors complices de diffuser leurs idées. En attendant, désormais lorsque quelqu’un recherche dans Google « Paz pêche », il tombe sur notre travail et peut avoir des contre-arguments dès la première page de résultats.

Voilà à quoi ressemble notre pêche en 2021 et une telle division fait le lit d’un président Roustan ou d’associations comme PAZ. A 20 « glandus », ils ont eu bien plus d’impact auprès du grand public que ce que l’on a pu faire à 2 millions. Initiatives personnelles, tout le monde tire la couverture à soi et/ou espère tirer un moment de gloire et de reconnaissance, mais au final la pêche de loisir patine. Voyons tout de même le positif, la pêche connait un second souffle depuis la COVID 19 et nous avons désormais tous conscience que l’image renvoyée au grand public est la chose la plus importante si l’on souhaite continuer à pêcher librement.

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