Barbeau : tout savoir sur ce poisson excellent combattant

Le barbeau est un excellent combattant. Autrefois, le barbeau fluviatile était un poisson recherché pour améliorer le repas ordinaire des paysans. Un poisson plein d’arêtes qui améliorait malgré tout le quotidien mais il est vrai que son intérêt gastronomique est limité. C’est pourquoi il fut renié des pêches alimentaires dès le début du XXème siècle. Sa pêche sportive revient à la mode, notamment au feeder. Au bout d’une ligne ce magnifique poisson se révèle être un puissant adversaire et il garantit au pêcheur des combats mémorables, des émotions inoubliables.

Description générale du barbeau

Présentation

Le barbeau possède un corps cylindrique et plutôt allongé. Son dos est légèrement bombé et d’un ton brun-vert. Ses flancs sont d’un beau doré alors que le ventre est blanc.

Les nageoires caudale, anale et les pelviennes sont orangées.
La tête du barbeau est longue, la bouche infère (placée sous la tête) est bordée d’épaisses lèvres charnues et portent 4 barbillons sur la lèvre supérieure pour lui permettent de fouiller les fonds. Les dents pharyngiennes, de forme conique, avec parfois un sommet crochu, sont disposées sur trois rangs afin de broyer efficacement la nourriture.

Cette bouche cartilagineuse orientée vers le bas est un élément clef de son anatomie car elle fonctionne comme une véritable ventouse qui lui permet de labourer le fond et de s’aider du substrat pour progresser ou se reposer en cas de courant violent

Les écailles sont de tailles moyennes (environ 60 tout le long de la ligne latérale).
La nageoire dorsale porte 7 à 11 rayons. Le plus long est ossifié et dentelé sur son bord postérieur.

Biologie et reproduction du barbeau

La maturité sexuelle est atteinte chez les mâles vers 4-5 ans et chez les femelles à 6 ans. La reproduction a lieu en fonction de la température de l’eau, de mai à juillet dans le cours supérieur des rivières. La ponte se déroule alors dans des zones peu profondes, très oxygénées, à fond de graviers ou de galets. La femelle introduit sa papille génitale dans le gravier à faible profondeur et dépose de 3.000 à 8.000 ovules qui adhérent au substrat. Les mâles accolés aux flancs de la femelle déposent leur sperme afin de féconder ces ovules. Les alevins naissent 10 à 15 jours plus tard. En terme de reproduction, le barbeau semble moins exigeant que les salmonidés en ce qui concerne la vitesse de courant et la granulométrie des zones de fraie.

Régime alimentaire

Omnivore à prédominance carnée ; son repas est composé de plancton, de graines, de céréales, de larves d’insectes, d’écrevisses, de vers d’eau divers, de gammares, de petits mollusques et des œufs d’autres poissons.

Habitats

Le barbeau est un poisson grégaire, les individus vivent en bancs de plusieurs individus. En groupe, ils se positionnent face au courant à proximité du fond et ils fouillent le fond, souvent des lits de graviers. Dans la même zone Ils cohabitent généralement avec les hotus, proches cousins, dans les zones bien oxygénées, pures et fraîches à courant rapide.

 

Pêche du barbeau

Puissant combattant dans les courants, le barbeau se pêche traditionnellement à la ligne au coup et au feeder suivant les parcours, cette dernière technique étant la plus prisée. Pour une pêche de barbeaux moyens, l’anglaise est intéressante sur des rivières dont le fond ne passe pas 2.50m. Meilleurs appâts : vers de vase, asticots, pellets, mie de pain, graines diverses et cubes de fromage.

Conseils d’expert

Classification

Règne : Animalia
Embranchement : Chordata
Classe : Actinopterygii
Ordre : Cypriniformes
Famille : Cyprinidae
Nom vernaculaire : Barbeau fluviatile, barbeau commun, barbarin, barbe, barbelat, barbet, barbette, barbeü, barbillon, barbot, barboti, boquillon, coquillon, drenek, durgan, goujon barbet, moustachu, sourd

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